J'écrirai pour vous !

15 janvier 2013

Quand les toilettes passent aux vers ...

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Au boulot, les lombrics ! Inspiré par les travaux de chercheurs américains dans les années 1970, un Drômois est parvenu à leur faire transformer les matières fécales en compost...


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21 décembre 2012

Cuir maugeois : deux générations, deux artisans du renouveau

Claire Batardière et Éric Brel

 

Un article à découvrir sur un magazine qui monte, qui monte... Terri(s)toires !

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19 novembre 2012

Ex-avocate, elle devient directrice de prison

Après avoir pourfendu la perpétuité en tant qu'avocate, la voici directrice du centre de détention de Nantes depuis août 2012. Rencontre avec Véronique Sousset, une femme qui aime travailler dans l'ombre, c'est "son côté obscur"...

 

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24 septembre 2012

Médecin sur l'île d'Yeu

Vielocale85

La barbe blanche taillée, le coquillage autour du cou, Philippe Andrieux a tout d’un chevalier des îles. Né sur l’île d’Yeu, on ne pouvait lui prêter meilleur destin. Peu l’ont aperçu ce jour de tempête, lorsqu’il s’est retrouvé accroché au bout d’une corde à vingt milles au large, pour secourir un marin emporté par une lame. Pourtant le lendemain, la nouvelle avait fait le tour de l’île.
Médecin de plongée, des urgences, d’infectiologie, gérontologie, pédiatrie et bien d’autres encore. Son exercice est rompu à bien des techniques. Forcément puisque ici, “la médecine est d’abord un choix de vie”. Jamais un hasard. Pour Philippe, un héritage. “Mon père était médecin de campagne dans le fin fonds du Cotentin. J’avais sept ans quand il nous a embarqués en Nouvelle-Calédonie, où il soignait les autochtones.”

Une chose est sûre : Philippe médecin, ça ne pouvait être ni dans l’antichambre des blocs opératoires, ni à demeure, accolé à une salle d’attente. Mais en Guyane pendant cinq ans, “à 300 km de l’hôpital le plus proche”. Puis l’île d’Yeu.

Lorsqu’il y revient en 1979, la médecine insulaire en prendra un coup. On le reconnaît, Philippe, dans les ruelles qui courent derrière le port, lui qui ado, venait travailler pour les mariages à la belle saison. Dans la maison familiale, l’été, on continue à y cuisiner le thon en conserve. Comme un doux rappel : Yeu est la dernière île française de l’Atlantique à avoir gardé une pêche d’importance en haute mer. 

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Le jeune docteur s'est installé en libéral avant d'imposer une nouvelle approche : la création d'un cabinet regroupant les médecins islais, pour lutter contre la vulnérabilité de l'offre de soins : "j'ai souhaité que chaque médecin puisse accéder à tous les dossiers médicaux, avec une caisse unique et un partage des bénéfice." De mémoire d’Islais, on n’avait jamais vu ça. La gestion sanitaire, la polyvalence, le soin de premier recours priment. En 1985, sur cette île loin de tout (la plus distante du continent après la Corse), les médecins sont encore appelés pour un accouchement, ou susceptibles de partir en mer pour un sauvetage. Aujourd’hui, la technique a oeuvré. Ces dames accouchent à Challans et les marins en péril sont hélitreuillés par la Marine nationale. Reste à la charge des cinq médecins islais (et, d’office, correspondants du Samu), le choix crucial de la décision. L’évacuation sanitaire médicalisée, pas une mince affaire. Et les habitants tiennent à leur rocher. Une unité de fin de vie, à domicile ou à l’hôpital local, accueille la plupart des Islais en partance pour leur dernier hiver.

La bascule des saisons participe aussi à l’identité de l’île. Car vivre sur Yeu, c’est accepter la dualité de son rythme. 5 000 habitants l’hiver, 30 000 l’été. C’est sentir battre l’insularité dans ses veines. Ici, n’est pas Islais qui n’a pas “deux fesses” nées à Yeu. Et encore. Cette insularité génère une solidarité unique entre les acteurs de la santé. Un modèle expérimental prévoit d’ailleurs leur regroupement dans un pôle inédit. “Ce projet, nécessaire pour optimiser et pérenniser l’offre de soins, pourrait bien être reproductible à la campagne, idéalement adossé à un hôpital local”.

Vivre sur l’île, c’est enfin, pour Philippe, accepter de s’en séparer pour mieux revenir. Le sel des rivages lointains revient à la faveur de l’hiver. L’Afrique, où il a noué au fil de ses virées un ancrage associatif et humanitaire, “Yeu-Mali”. Dans sa véranda, des feuilles d’armoise sèchent en prévision d’un futur voyage. “Elles ont des vertus contre le paludisme. Ici, les maraîchers s’en servent comme d’un répulsif naturel”, sourit-il. À 66 ans, Philippe Andrieux est devenu le seul vieux loup de la médecine sur l’île d’Yeu. Une référence qui n’en fait pas moins un Islais à part. “Je ne suis pas "le" médecin. Mais plutôt celui qui va boire un verre avec les voisins, discute sur le quai… On me sollicite, oui, mais ma notoriété, c’est un peu le désavantage de l’âge !”.

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04 septembre 2012

Jamy Gourmaud, passeur de savoirs

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Avant lui il y a eu de Closets, Bonaldi… Puis en 1993, Jamy est arrivé, en duo avec Fred. A la télé, le journalisme scientifique a pris un sérieux coup de jeune. Presque un coup de génie.
 

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01 septembre 2012

La Pointe d'Arcay, dernière balise avant l'océan

 

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(crédit photo : RNN Baie de l'Aiguillon, 2003)

A l'extrémité de La Faute-sur-Mer, la Pointe d'Arcay est un fragile rempart face à l'océan. Ce milieu naturel long de 6 km est le théâtre de phénomènes uniques en France.

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25 juillet 2012

Entretien avec Hubert-Félix Thiéfaine

Un mécène, deux thèmes et des dinky toys

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Son public ne le quitte pas et « le métier » l’a enfin reconnu. Hubert-Félix Thiéfaine, 63 ans tout juste, pose les mots après avoir soulevé la guitare et électrisé ses fans au festival de Poupet, le 20 juillet dernier.

 

Comment avez-vous perçu le public ?

C’était un concert très chaleureux, plein d’humanité. Certaines fois comme ce soir, et cela fait partie des mystères, il y a des ondes, des bouffées de chaleur qui viennent du public et qui chauffent la scène. On peut presque voir les gens dans les yeux. On se sent aussi un peu bouffons : le public est tout prêt et on est là avec nos gestes, parce que ça fait partie du show… Le challenge, c’est plutôt d’avoir le public à 500 mètres et d’y arriver aussi ! 

Le public est nourricier pour vous ?

Qu’est-ce qu’un professeur sans élèves ou un acteur sans public ? Pour moi une chanson n’aboutit pas dans le bac d’un disquaire mais sur scène, avec les spectateurs. Jamais deux soirées ne se ressemblent, car pour moi le public fait 50% du concert. Et puis il y a nos humeurs, nos dispositions, les lieux aussi. Aujourd’hui il n’y a que deux lieux que je refuse : les patinoires - on ne peut pas créer de chaleur quand le public est assis sur une bâche, à même la glace ! - et les églises désaffectées, parce que je m’y sens mal à l’aise.

Vous avez reçu deux Victoires de la musique en mars dernier. Comment avez-vous perçu cette reconnaissance du métier ?

J’avais déjà été « échauffé » parce qu’en novembre précédent, j’avais touché le Grand prix de la Sacem, à la limite plus important pour moi. C’était l’aboutissement d’une histoire née en août 1973, lorsque j’avais déposé mes quinze premières partitions à la Sacem, rue Chaptal à Paris. Puis dès mes premiers albums j’étais sociétaire, donc oui ce prix m’a touché. Et puis j’étais échauffé aussi parce que Suppléments de mensonges avait vite été transformé en disque de platine.

Mais vous savez, j’ai toujours détesté monter sur scène pour aller chercher des prix. Ca me rappelle le dur ressenti éprouvé pendant ma scolarité : ou bien j’étais bon et je devais monter sur scène ramasser deux ou trois mauvais bouquins, ou bien je n’en avais pas et j’avais l’air d’un con. C’est assez infantilisant cette histoire. Mais d’un autre côté, refuser un prix ça ne se fait pas, c’est prétentieux. Pour les Victoires, on me permettait de chanter devant 3 millions de personnes, et puis il y avait mes équipes. Je les ai vues vraiment enthousiastes, heureux de ces Victoires qui leur revenaient aussi(1), donc peu à peu je me suis laissé contaminer.

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C’est aussi une reconnaissance particulière, après une longue absence des circuits médiatiques…

Oui, ça on n’y peut rien, les médias vous choisissent. Quelque part je trouve ça aussi un peu infantile mais j’ai aussi beaucoup de fierté. Ca m’a un peu cassé dans mon histoire parce que j’ai toujours été très fier d’avoir réussi à faire mon chemin alors que j’ai été refusé de tout le monde : par les maisons de disque pendant quinze ans dans les années 1970, et longtemps par les médias. Aujourd’hui encore, ils y vont doucement. Donc moi j’en suis fier et je suis fier de mon public qui m’a fait vivre. Ca fait trente ans que je vis de ma musique et de ma poésie. Mon vrai mécène, c’est le public.

Quel est le moteur de votre inspiration ?

L’inspiration n’est pas permanente. Il y a des étincelles qui se produisent – il m’est arrivé d’écrire trois chansons en une journée ! - mais si on ne la prépare pas, l’étincelle tombe et on n’en fait rien. Il faut avoir l’humilité de se mettre au travail régulièrement pour lutter contre la feuille blanche. Ca permet aussi d’affiner sa technique.

Votre avancée en âge joue-t-elle sur l’écriture de vos textes ?

Oui, je n’écrirais pas les mêmes chansons maintenant. On me réclame certains titres mais je ne veux plus les chanter. Je ne renie rien de ce que j’ai fait, car pour moi chaque album et chaque chanson sont une balise dans ma vie. Il suffit que je me retourne, qu’on me dise tel titre d’album ou tel titre de chanson et aussitôt, je sais où je l’ai écrite, quelle était l’histoire autour de cette chanson. J’aime aussi le sens de l’histoire. Mais du reste on écrit toujours la même chanson. Il n’y a que trois thèmes, alors c’est vite vu ! Il n’y a qu’à relire Freud, même avec ses 10 000 pages il n’a que trois thèmes : la vie la mort et les instincts grégaires. L’instinct grégaire je ne l’ai pas trop, mais les deux autres, j’en parle assez ! Et c’est dur car il faut éviter de se répéter, alors qu’on a nos obsessions.

Il y a davantage de nostalgie dans votre dernier album, une conscience du temps qui passe ?

C'est-à-dire que si j’avais été auteur de roman, j’aurais fait de la fiction. Je suis attiré par le futur et j’en ai beaucoup parlé. Pendant 40 ans j’ai passé mon temps à écrire sur le futur, en me disant « ce sera peut-être mieux demain », comme Higelin. Le passé et le présent ne m’intéressaient pas. Et aujourd’hui le futur, il se raccourcit. En voyant les gens vieillir et disparaître, et surtout en voyant disparaître un certain nombre de choses, on essaie de les récupérer pour les mettre dans un musée. C’est un peu la raison pour laquelle j’ai écrit La ruelle des morts. Je voulais sauver des mots dont les gens perdent le sens : le képhir, les voitures dinky toys, les bidons en fer blanc… Je suis retourné sur les lieux et tout avait disparu. Je veux plus faire de pèlerinage car c’est trop désastreux. Tout a changé alors que dans ma tête tout est intact. J’avais commencé déjà dans l’album Scandale mélancolique (2005), où j’ai écrit une chanson sur mes parents When Maurice meets Alice. Ici c’est un peu la suite. Il y aura sans doute de plus en plus de nostalgie dans mes textes maintenant. Mais pour la sauvegarde des souvenirs, avant qu’ils ne disparaissent.

Quel regard portez-vous sur la nouvelle chanson française ?

Il y a de tout ! Il y en a que je n’aime pas du tout parce que ça rime à rien, ils ne racontent rien. Et puis il y a des perles magiques, magnifiques. Archimède, par exemple, parce qu’ils sont brillants et que leurs chansons me prennent aux tripes. Mais aussi Cocoon avec qui j’ai fait un duo, Dionysos, Deus.

Voyez-vous des héritiers ?

Un peu oui, qui ont été inspirés par mon travail. Mais je ne sais pas trop voir ça. Encore faudrait-il que j’arrive à savoir ce que je fais !

 

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(1) Hubert-Félix Thiéfaine a reçu les Victoires 2012 du meilleur artiste masculin de l’année et de l’album de chansons pour Suppléments de mensonges

 

A.R.

Posté par jecriraipourvous à 12:37 - Commentaires [3]


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