J'écrirai pour vous !

21 juin 2013

Philippe Katerine, l’ovni vendéen est de retour !

KATERINE

 
 
Un look improbable, des musiques inclassables : l’ovni de la musique française Philippe Katerine débarque aux Sables d’Olonne ! Pour le projet musical « Francis et ses peintres », l’artiste vendéen et ses musiciens seront en résidence avant un concert donné aux Atlantes le 29 juin. Interview.
 
Vous êtes accueillis en résidence aux Sables d’Olonne en juin. Sur quoi allez-vous travailler ?
C’est dans le cadre du projet musical « Francis et ses peintres », avec lequel nous reprenons des classiques de la chanson française des années 30 à aujourd’hui. Un triple album est sorti il y a deux ans et on a beaucoup tourné avec ce répertoire. La résidence aux Sables d’Olonne, c’est la préparation d’une tournée qui va se dérouler juste après, au Canada et aux Etats-Unis. C'est une façon de conclure cette aventure en beauté puisqu'on va finir par New-York. Alors chanter en français à New-York, c'est toujours une aventure évidemment, qui j'espère ne nous conduira pas à l'échafaud.
 
Les Sables d'Olonne, c'est une ville que vous connaissez ?
Oui je connais bien, mes parents y ont un appartement, et je suis moi-même de Chantonnay. Donc j'y viens régulièrement, pour me baigner ou autre chose. Et puis la lumière est une merveille ici. Vers vingt heures ou vingt-et-une heures, c'est ce qu'il y a de plus fou en Europe.
 
Quelle est l’origine de ce projet, « Francis et ses peintres » ?
On a voulu partir de chansons que tout le monde connaît. Pour apporter une lumière différente sur des classiques et revisiter qui on est, en quelque sorte. On reprend Johnny Halliday, Jean-Jacques Burnel, Mylène Farmer... Le répertoire est très écartelé. Le principe étant qu'on ait déjà, nous, une expérience avec ces chansons passées. Ensuite, c’est la rencontre avec le public, capitale, qui peut vous orienter vers un cauchemar ou un rêve. Ça on ne sait pas.
 
Ces artistes, vous les incarnez sur scène ?
Ah je ne me déguise pas en Mylène Farmer ! Mais intérieurement oui, je suis une libertine à l'intérieur.
 
Après les Bretons pour la banane, est-ce que les Sablais seront mis aussi à contribution ?
Oh je pense qu'il faut toujours réinventer autre chose. Disons que les Sables, ça invite plus à l'intimité qu'aux mouvements de foule ou à une rave. Les Sables c'est parfait pour le murmure, la confidence avec l'être aimé, au soleil couchant. Donc ce serait un trip très différent.
 
Vous êtes plutôt sardine sablaise, poulet de Saint-Fulgent ou canard de Challans ?
Oh, j’aime aussi beaucoup le maquereau. Mais la sardine est un poisson très sous-estimé. C'est tout simple, mais sur un petit barbecue, c'est ce qu'il y a de plus délicieux ! Avant une bonne baston avec les gars de la Chaume.
 
Comment vous arrivez à concilier chanson française et tubes assez délirants (VIP, Louxor...) ?
En revisitant la chanson française, je me suis aperçu qu'il y avait un manque. Et je me suis dit alors que j'avais peut-être une raison d'être : écrire des chansons qui n'ont jamais existé. Bien sûr, la chanson française, ça paraît très impressionnant, mais finalement, à réécouter ces titres et à les chanter de nouveau, on s'aperçoit que ce n'est que le début d'une longue histoire. Donc c'est une façon pour moi de me rassurer. Et de me dire qu'il faut continuer à écrire des chansons qui n'existent pas. Que tout reste possible.
 
Dans l'une de vos chansons, vous dites vouloir faire de votre vie une œuvre d'art. Est-ce que cela prend forme ?
Je pense que toute vie est une œuvre d'art. Et tout dépend de celui qui regarde cette œuvre. Donc ce qui est un chef d’œuvre pour l'un est une misère pour son voisin. Ça reste extrêmement relatif. Moi je suis plutôt dans le présent, j’avance presque en aveugle finalement. Ce qui est important c'est de provoquer des rencontres, ou alors de les accepter quand elles viennent à vous. En cela, cette expérience avec Francis et ses peintres est merveilleuse puisque ce sont des musiciens d'une qualité exceptionnelle et extraordinaires à côtoyer.
 
L'exposition que vous avez faite aux galeries Lafayette, "Comme un ananas"(1) est née d'une rencontre justement ?
Oui, c'est quelqu'un de cette galerie qui m'a demandé. Et j'ai plongé dans cette aventure comme si je faisais un disque ou comme si c'était normal de faire ça. Sans honte. Et j'ai vendu tous mes post-it.
 
Est-ce que vous vous sentez des cousins dans le milieu artistique actuel ?
Il y en a beaucoup ! Le chorégraphe Yves-Noël Genod, l’acteur réalisateur Vincent Macaigne... Ce sont des aventuriers en quelque sorte. Et c'est ce que j'aimerais être. Un pirate qui part des Sables pour revenir six mois plus tard. Non pas avec des esclaves, mais avec des trésors dans les yeux.
 
« Francis et ses peintres », samedi 29 juin à 20h30 aux Atlantes, salle des Congrès. Plein tarif : 18 € ; tarif réduit (moins de 26 ans, demandeur d’emploi, personne à mobilité réduite) : 15 €. Infos/résas auprès de l’office de tourisme des Sables d’Olonne au 02 51 96 85 78 ; lieux de vente habituels.
 
(1) Exposition carte blanche donnée par les Galeries Lafayette à Philippe Katerine d'avril à juillet 2012. On pouvait y voir une sculpture, des dessins de personnalités politiques, des aquarelles... et de l'art sur post-it.
 
Interview diffusée dans le magazine des Sables-d'Olonne, éditions Offset5, juin 2013.


15 janvier 2013

Quand les toilettes passent aux vers ...

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Au boulot, les lombrics ! Inspiré par les travaux de chercheurs américains dans les années 1970, un Drômois est parvenu à leur faire transformer les matières fécales en compost...


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21 décembre 2012

Cuir maugeois : deux générations, deux artisans du renouveau

Claire Batardière et Éric Brel

 

Un article à découvrir sur un magazine qui monte, qui monte... Terri(s)toires !

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19 novembre 2012

Ex-avocate, elle devient directrice de prison

Après avoir pourfendu la perpétuité en tant qu'avocate, la voici directrice du centre de détention de Nantes depuis août 2012. Rencontre avec Véronique Sousset, une femme qui aime travailler dans l'ombre, c'est "son côté obscur"...

 

Vielocale85

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24 septembre 2012

Médecin sur l'île d'Yeu

Vielocale85

La barbe blanche taillée, le coquillage autour du cou, Philippe Andrieux a tout d’un chevalier des îles. Né sur l’île d’Yeu, on ne pouvait lui prêter meilleur destin. Peu l’ont aperçu ce jour de tempête, lorsqu’il s’est retrouvé accroché au bout d’une corde à vingt milles au large, pour secourir un marin emporté par une lame. Pourtant le lendemain, la nouvelle avait fait le tour de l’île.
Médecin de plongée, des urgences, d’infectiologie, gérontologie, pédiatrie et bien d’autres encore. Son exercice est rompu à bien des techniques. Forcément puisque ici, “la médecine est d’abord un choix de vie”. Jamais un hasard. Pour Philippe, un héritage. “Mon père était médecin de campagne dans le fin fonds du Cotentin. J’avais sept ans quand il nous a embarqués en Nouvelle-Calédonie, où il soignait les autochtones.”

Une chose est sûre : Philippe médecin, ça ne pouvait être ni dans l’antichambre des blocs opératoires, ni à demeure, accolé à une salle d’attente. Mais en Guyane pendant cinq ans, “à 300 km de l’hôpital le plus proche”. Puis l’île d’Yeu.

Lorsqu’il y revient en 1979, la médecine insulaire en prendra un coup. On le reconnaît, Philippe, dans les ruelles qui courent derrière le port, lui qui ado, venait travailler pour les mariages à la belle saison. Dans la maison familiale, l’été, on continue à y cuisiner le thon en conserve. Comme un doux rappel : Yeu est la dernière île française de l’Atlantique à avoir gardé une pêche d’importance en haute mer. 

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Le jeune docteur s'est installé en libéral avant d'imposer une nouvelle approche : la création d'un cabinet regroupant les médecins islais, pour lutter contre la vulnérabilité de l'offre de soins : "j'ai souhaité que chaque médecin puisse accéder à tous les dossiers médicaux, avec une caisse unique et un partage des bénéfice." De mémoire d’Islais, on n’avait jamais vu ça. La gestion sanitaire, la polyvalence, le soin de premier recours priment. En 1985, sur cette île loin de tout (la plus distante du continent après la Corse), les médecins sont encore appelés pour un accouchement, ou susceptibles de partir en mer pour un sauvetage. Aujourd’hui, la technique a oeuvré. Ces dames accouchent à Challans et les marins en péril sont hélitreuillés par la Marine nationale. Reste à la charge des cinq médecins islais (et, d’office, correspondants du Samu), le choix crucial de la décision. L’évacuation sanitaire médicalisée, pas une mince affaire. Et les habitants tiennent à leur rocher. Une unité de fin de vie, à domicile ou à l’hôpital local, accueille la plupart des Islais en partance pour leur dernier hiver.

La bascule des saisons participe aussi à l’identité de l’île. Car vivre sur Yeu, c’est accepter la dualité de son rythme. 5 000 habitants l’hiver, 30 000 l’été. C’est sentir battre l’insularité dans ses veines. Ici, n’est pas Islais qui n’a pas “deux fesses” nées à Yeu. Et encore. Cette insularité génère une solidarité unique entre les acteurs de la santé. Un modèle expérimental prévoit d’ailleurs leur regroupement dans un pôle inédit. “Ce projet, nécessaire pour optimiser et pérenniser l’offre de soins, pourrait bien être reproductible à la campagne, idéalement adossé à un hôpital local”.

Vivre sur l’île, c’est enfin, pour Philippe, accepter de s’en séparer pour mieux revenir. Le sel des rivages lointains revient à la faveur de l’hiver. L’Afrique, où il a noué au fil de ses virées un ancrage associatif et humanitaire, “Yeu-Mali”. Dans sa véranda, des feuilles d’armoise sèchent en prévision d’un futur voyage. “Elles ont des vertus contre le paludisme. Ici, les maraîchers s’en servent comme d’un répulsif naturel”, sourit-il. À 66 ans, Philippe Andrieux est devenu le seul vieux loup de la médecine sur l’île d’Yeu. Une référence qui n’en fait pas moins un Islais à part. “Je ne suis pas "le" médecin. Mais plutôt celui qui va boire un verre avec les voisins, discute sur le quai… On me sollicite, oui, mais ma notoriété, c’est un peu le désavantage de l’âge !”.

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04 septembre 2012

Jamy Gourmaud, passeur de savoirs

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Avant lui il y a eu de Closets, Bonaldi… Puis en 1993, Jamy est arrivé, en duo avec Fred. A la télé, le journalisme scientifique a pris un sérieux coup de jeune. Presque un coup de génie.
 

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01 septembre 2012

La Pointe d'Arcay, dernière balise avant l'océan

 

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(crédit photo : RNN Baie de l'Aiguillon, 2003)

A l'extrémité de La Faute-sur-Mer, la Pointe d'Arcay est un fragile rempart face à l'océan. Ce milieu naturel long de 6 km est le théâtre de phénomènes uniques en France.

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